Auteur : Arold B.Gotass

Les maladies auxquelles les excréments de l’Homme servent de véhicule normal, en particulier les maladies parasitaires, sont largement répandues et prélèvent un lourd tribut en souffrance et en vies humaines. Dans les zones où les excreta sont couramment employés comme engrais, il n’est pas rare que 90% de la population soient infestées par le même parasite et que la totalité des habitants souffrent d’une ou de plusieurs des diverses helminthiases communes. L’OMS est directement intéressée par la mortalité due à ces maladies, surtout chez les nourrissons et les jeunes enfants, et par la mauvaise santé en général de tous les groupes d’âge, qui, sans causer nécessairement de décès, réduit notablement la vigueur physique et la capacité de travail.

On a beaucoup écrit sur l’emploi des déchets comme engrais. Leur intérêt pratique n’est guère douteux et, à mesure que l’on mettra au point des procédés permettant de rendre leur traitement relativement plus économique, leur utilisation s’étendra de plus en plus. Tout en reconnaissant la nécessité d’entretenir la fertilité des sols, l’OMS désire que les pratiques agricoles soient conformes aux règles de la santé publique. Or, il semble qu’il y ait un conflit entre le souci d’échapper que comporte l’utilisation des déchets et des excreta, et la nécessité de recourrir aux engrais organiques pour améliorer les récoltes. Une solution consiste à rendre à peu près inoffensif les substances nuisibles par la préparation bien contrôlée de composts.

Puisse la publication d’un ouvrage consacré à ces principes faciliter une amélioration générale dans ce domaine.

Ed. : Organisation Mondiale de la Santé, Série de Monographie n°31

Publicités