Cette étude a permis de montrer la nécessité de limiter les quantités de compost urbain incorporées aux sols, en raison de l’accroissement des concentrations en métaux lourds non seulement totales mais également assimilables par la plante. Les résultats concernant la répartition des métaux lourds dans les différentes fractions des sols, ont permis de constater que la plus grande partie se trouve sous des formes chimiques insolubles et donc inaccessibles pour la plante. Néanmoins, en augmentant les apports de compost urbain, on voit s’accroître les quantités de métaux lourds associées aux fractions organique et carbonatée des sols, ce qui indique un risque de mobilisation à plus ou moins long terme soit par minéralisation de la matière organique soit par acidification.

Les résultats, obtenus au niveau de la plante, confirment la faible biodisponibilité des métaux lourds apportés par le compost urbain. Malgré l’incorporation de fortes doses de compost urbain, les teneurs au niveau de la plante sont très inférieures aux teneurs considérés comme toxiques. Cependant, le transfert de certains éléments comme le cuivre et le zinc est possible et ne doit pas être négligé.

Cette étude devra être cependant poursuivie par des expérimentations en plein champ, dans les conditions climatiques naturelles et sur des durées plus importantes, pour préciser les risques à long terme, liés aux métaux lourds apportés par le compost pour l’environnement.

Thèse complète : these-paino-vanai-1995

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