Le présent travail de recherche est une contribution à l’aide à la décision dans la gestion des déchets en Mauritanie qui fournit les données de référence sur la caractérisation des ordures ménagères, qui constituent plus de 90 % des déchets urbains solides à Nouakchott, et propose une méthodologie de conduite d’étude à faible coût de ces refus municipaux et adaptée au contexte local. Contrairement à la majorité des études qui aboutissent à une caractérisation des déchets à partir des sites de transit ou à partir des décharges finales, la particularité de cette méthode réside dans le fait qu’elle propose l’étude des déchets produits à la source (ménages) sur deux périodes de l’année (sèche et humide), chez trois types de populations de niveaux de vie différents, sans subir de pertes dues à l’intervention du secteur informel (récupérateurs) tout au long du circuit de gestion. Les ratios ainsi obtenus sont les principaux paramètres en matière de gestion des déchets. Leur suivi en fonction des changements dans le mode de vie et les comportements des populations est la base même de toute stratégie pérenne de gestion et de traitement des refus. Ainsi, l’approche méthodologique d’échantillonnage utilisée pour déterminer la taille d’échantillon de déchets à trier est définie par la production journalière d’OM d’un échantillon de la population totale par standing en satisfaisant à un niveau de confiance de 95 %.

Ainsi, l’étude a permis de dégager les principales tendances des OM de Nouakchott permettant d’orienter les décideurs locaux dans leur démarche de mise en place de stratégie de gestion des flux. Caractérisée par une masse volumique de 410 kg/m3 et une faible humidité de 11 %, à cause de la valorisation de la fraction organique au niveau des ménages, il est généré chaque jour 0,35 kg par habitant dont seulement 60 % en masse (0,21 kg/hab/j) se retrouve dans les site de transit à gérer par les communes. La mise en place et l’organisation d’une filière de valorisation de certaines catégories d’OM permettrait de réduire de moitié les masses de déchets à enfouir. Le taux important de combustibles (54 %) et la faible humidité sont un atout pour tout traitement des ces déchets par incinération avec un PCI de 2652 kcal/kg.

Thèse complète : these-sidi-ould-aloueimine

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