Au début des années 1990, le Cameroun se trouve dans une situation socio économique et socio politique inconfortable. A cause de la crise économique qui sévit dans ce pays depuis 1987, les populations ont de la peine à joindre les deux bouts car les pertes d’emplois et par conséquent la baisse du pouvoir d’achat sont légions dans les familles. Le vent des revendications pour le retour au multipartisme et pour l’organisation d’une conférence nationale souveraine souffle sur le pays tout entier. Les villes deviennent les lieux par excellence d’expression de la violence populaire : roues des voitures brûlées sur les chaussées, barricades sur les voies publiques, affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre, incinération des rares bacs de collecte d’ordures, etc.

Dans ce contexte de crise économique, de mouvements d’humeurs socio politiques et par conséquent de désobéissance civile, les municipalités urbaines en général et les grandes métropoles du Cameroun en particulier éprouvent de la peine à évacuer et à traiter leurs déchets urbains. C’est ainsi que la plupart des villes et notamment Douala et Yaoundé croupissent sous le poids des ordures ménagères. Les déchets sont partout et toujours présents : dans les carrefours, dans les caniveaux, dans les cours d’eau, sur la chaussée. La situation devient tellement préoccupante que les tas d’ordures ménagères deviennent des éléments de repère pour certains points dans Yaoundé ou dans Douala.

Bilan complet : communication-valentin-mouafo-word

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